Courir avec le diable, des Brigandes : l’album de la maturité

Avec un titre accrocheur comme celui-là, « l’album de la maturité », vous vous êtes fait prendre évidemment, et vous voilà en train de lire l’article. Et pourtant, à bien regarder la jaquette, je me rends compte que ce que je sortais comme une blague façon Laurent Gerra, est plus fidèle à la réalité que je ne le pensais. En effet, ce ne sont plus les « filles » guillerettes d’Antifa, mais des femmes, graves, sévères, dans un salon chic et velours, qui nous chantent sans l’air d’en rire Courir avec le diable.

Une fois encore, douze chansons se succèdent. Pour ceux qui n’ont pas l’expérience de notre vie communautaire, laquelle se veut pourtant pleine d’amour et fraternelle, il est bien difficile d’imaginer le combat qui se mène, lors d’un repas, pour le choix du nom de l’album. Composé et enregistré entre les confinements du printemps et de l’automne 2020, on aurait pu l’appeler « Entre deux », mais Patrick Bruel avait déjà déposé le nom. De toute façon, Courir avec le diable expose bien mieux le sentiment du compositeur Joël LaBruyère par rapport à l’époque si spéciale que nous traversons. Avec la censure, les mesures sanitaires, le mensonge qui règne en maître : tout est bloqué et, en même temps, tout s’accélère.

Le diable court et nous emporte bien vite vers un avenir prophétisé dans les chansons apocalyptiques Le meilleur des mondes et C’est foutu la France qui ne sont pas des aveux de défaite, mais de simples constats… pour se réveiller ! Si la crise du virus chinois occasionne une immense souffrance à l’humanité entière, principalement à cause des mesures répressives qu’elle génère, les Brigandes dénoncent avec légèreté le risque d’une vaccination générale dans Un shoot et puis c’est tout, ainsi que la mise au pas du monde entier dans la folie « scientifique » à travers la chanson Le pas des Brigandes.

Toujours dans la provocation, et là où on ne l’attend pas, Joël LaBruyère chante L’abolition de la prison, qu’il a explicitée (et on l’en remercie) dans une vidéo disponible sur YouTube (jusqu’à ce jour) et sur notre site.

La situation est grave, certes, et il est nécessaire de prendre du recul en revenant sur des valeurs fondamentales comme le twist « sixties » de Velosolex, ou encore l’hymne populaire bien français de L’eau de la Salvetat. Un petit détour par la Belgique, avec un tableau détaillé et très personnel sur La route de Knockke-le-Zoute, s’imposait également. L’album de la maturité, c’est aussi histoire de faire le point, de dresser un bilan, et la chanson Le livre de ta vie en est un dans lequel chacun pourra retrouver le fil de son existence.

Le royalisme de Joël LaBruyère explose dans Si on avait un roi, dédié au prince Jean d’Orléans et à sa femme Philomène, comme le rêve inaccessible qu’un chevalier pourrait venir nous sortir de notre cauchemar présent. Mais comme la communauté des Brigandes est loin d’attendre un quelconque messie sur Terre, Le Chant de la Perle s’élève telle une prière vers le prophète Mani, le fondateur du Manichéisme, venu pousser un cri dans le monde pour réveiller les âmes endormies dans les ténèbres et leur rappeler le chemin du retour vers leur patrie originelle : les jardins de lumière. Une vidéo explicative est également disponible à ce sujet.

Mais en attendant… on bouge la tête d’entrée de jeu en courant avec le diable… ce qui nous fera patienter jusqu’au couronnement : le douzième album… bientôt.

Bonne écoute !

L’album Courir avec le Diable est disponible ici : https://boutique.communaute-rose-epee.fr/albums-cd/

 

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