L’histoire de la Reine du Matin et de Soliman, prince des génies1, de Gérard de Nerval

L’histoire de la Reine du Matin et de Soliman, prince des génies1, de Gérard de Nerval

 

Le mois de novembre, les feuilles mortes, le vent humide, tout cela vu depuis notre fenêtre de confiné nous pousse à vous inviter au voyage. Nous espérons que vous profitez de ces temps d’immobilisation et de flottement social pour étudier l’ésotérisme chrétien, ou Dieu sait quelle merveille destinée à ouvrir l’esprit de l’humanité. Notons que ce temps de confinement imposé par l’État – César – durant lequel un sinistre sanhédrin – les lobbies mondialistes – décide de notre avenir, nous place de fait dans la position de martyrs chrétiens, dans le grand mythe à travers lequel nous évoluons. Un mythe est un mystère qu’il faut pénétrer par une révélation de l’intérieur. Alors, plongeons !

Le livre que nous présentons aujourd’hui est un livre dans un livre. En effet, Gérard de Nerval a composé durant ses pérégrinations vers la Syrie Le Voyage en Orient, dans lequel apparaît sans doute la plus belle version du mythe de la construction du temple de Jérusalem : L’histoire de la Reine du Matin et de Soliman, prince des génies1. Et alors ? Pour comprendre l’humanité et même ce que l’on vit actuellement, les images mythiques sont parfois plus explicites que les discours rationnels qui ne s’adressent qu’à la seule raison.

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LA COSMOGONIE DES ROSE-CROIX, DE MAX HEINDEL

LA COSMOGONIE DES ROSE-CROIX, DE MAX HEINDEL

 

Avertissement : Lorsque nous mentionnons la Rose-Croix, nous voulons parler d’un certain courant de la Connaissance sacrée qui agit principalement sous ce nom, en Europe chrétienne.

 

Qu’est-ce que la Fraternité de la Rose-Croix ?

La confrérie qui porte ce nom serait née en Allemagne au XIIIe siècle, lorsqu’une personnalité portant le nom mythique de Christian Rosenkreuz (Rose-Croix) aurait été initiée par les douze représentants de la sagesse humaine des époques antérieures. Christian Rose-Croix serait ainsi l’individualité exprimant la synthèse de ces douze forces, capable de produire la forme de connaissance nouvelle adaptée à notre période. La légende rapporte que, suite à son initiation, Christian Rose-Croix n’a cessé d’enseigner et de guider les rose-croix. Son enseignement a été confié à une confrérie peu nombreuse obéissant à des règles très strictes qui l’isolait du monde extérieur et ce jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. C’est le temps des alchimistes qui travaillaient dans la clandestinité pour se protéger des foudres de l’Inquisition catholique. La personnalité de Christian Rose-Croix est un mystère dans le sens où il serait un « immortel », incarné dans un « même corps » durant des siècles. L’étude de la littérature rosicrucienne lève le voile de ce mystère pour qui se donne la peine de chercher.

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Présentation de Le passeur de miroir d’Henri d’Orléans

Présentation de Le passeur de miroir d’Henri d’Orléans

 

Dans les livres inconnus qui méritent pourtant d’être redécouverts, Le passeur de miroir est à se procurer pour votre bibliothèque. Paru en l’an 2000, comme pour l’ouverture du troisième millénaire, cet ouvrage est un roman, ou plutôt un conte initiatique qui a la singularité d’avoir été composé par Henri d’Orléans, comte de Paris, duc de France… Bref… Un prince qui aurait pu être un roi pour les Français.

Loin de l’analyse socio-politique, l’auteur pose lui-même cette question : « Pourquoi ce choix (d’un conte philosophique) alors que beaucoup attendent du nouveau comte de Paris un discourt lisse, politiquement correct ? Parce que notre époque semble vouloir étouffer la liberté sous un jargon aseptisé, et je ne puis m’y résoudre. » Ça c’est beau ! Henri d’Orléans constate ainsi « qu’à notre époque dite « moderne », il semble bien que l’être humain ait perdu l’une de ses composantes essentielles : l’âme. » Mais le plus beau, c’est qu’au lieu de se plaindre à la française, le prince ose avec le panache digne de son rang manifester le pouvoir de sa propre âme : celui de créer pour transmettre l’Esprit. Nous ne sommes pas des spécialistes en matière d’écrits princiers et royaux actuels, mais ce livre semble tout à fait unique en son genre. Nous n’avons pas connaissance que le prince Charles ou encore Albert du Rocher en aient fait autant…Non…

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Présentation de Zanoni d’Edward Bulwer-Lytton

Présentation de Zanoni d’Edward Bulwer-Lytton

Comme chacun l’a constaté, depuis un mois, c’est l’été, et l’angoisse de s’ennuyer à la plage est plus présente que jamais en cette période de l’année. Beaucoup vont courir chez leur libraire et ceux, encore plus nombreux, qui n’ont plus de jambes, se ruent sur internet pour trouver un remède à ces après-midi si pleins de soleil que nous vivons. Nous vous proposons ici un élixir efficace contre l’ennui de la plage, un roman de l’été que l’on avait oublié depuis longtemps. Nous parlons en effet du livre Zanoni de l’Anglais Edward Bulwer-Lytton, paru en 1842. L’œuvre la plus populaire de cet auteur reste Dernier jour à Pompéi, mais c’est bien Zanoni qui a retenu notre attention.

Nous plongeant dans l’Europe révolutionnaire de la fin du XVIIIème siècle, Bulwer-Lytton nous conte l’histoire de Viola, une jeune cantatrice italienne convoitée par les seigneurs de Naples. Zanoni, un mystérieux étranger, la séduit pour la faire pénétrer dans son univers fantastique, celui de la quête de l’immortalité. Raconté comme ça, on se dit qu’on ferait mieux de télécharger l’intégrale de Buffy contre les vampires ou de Twilight, mais ce serait une grave erreur. Bulwer-Lytton est un maître, un peintre dont chaque personnage qu’il décrit est le portrait d’un aspect de l’Humanité. Lire Zanoni, c’est se confronter à son propre destin en contemplant la fresque de l’existence, illuminée par les plus hautes aspirations, mais torturée par les sombres des instincts et des appétits trop humains. Avant que les vampires d’Hollywood n’aient pris le leadership de l’immortalité, sa recherche était le fait des confréries spirituelles qui exploraient les mystères de la nature. Platoniciens, Pythagoriciens, et plus récemment les Rose-Croix, sont à compter parmi ces fraternités animées par la quête de Dieu à travers l’initiation qui fait du corps humain le temple de l’Éternel. Dans un roman d’une rare beauté, Bulwer-Lytton nous emporte gracieusement sur les hauteurs de l’alchimie et de l’ésotérisme. Avec génie, il transmet le noble désir de l’âme de percer à jour les mystères de la Vie. Le titre exact de l’ouvrage est Zanoni, le maître Rose-Croix. Il est évident qu’aujourd’hui un titre pareil peut soit accrocher, soit repousser, et ce en raison des mêmes préjugés à l’égard de cette fraternité sur laquelle on a beaucoup dit et écrit sans en savoir grand-chose. On s’étonne de trouver cette œuvre dans les éditions des francs-maçons bienpensants alors que Bulwer-Lytton, que l’on surnommait à l’époque « le Dandy radical », dépeint dans Zanoni une Révolution française très réaliste, toute de sang et de terreur, bien loin de l’idéal lumineux de la République. L’autre étonnement à la lecture de l’ouvrage est que nous n’en connaissons pas d’adaptation cinématographique. Comme chacun sait, le cinéma a vraiment débuté avec le Dracula de Bram Stoker. Créé quelques années après Zanoni, Dracula est cette ignoble caricature du prince roumain Vlad Tepes (encore considéré comme un héros dans son pays) qui survit à travers les siècles en suçant le sang des humains qu’il rencontre. Bien loin des parasites de l’hémoglobine craignant la croix du Christ et la lumière du soleil, Zanoni pousse l’idéal de l’immortalité pour en dégager une véritable leçon de vie que le lecteur découvre peu à peu. Le monstre Dracula a comme été promu par le cinéma pour éclipser la force de Zanoni, dont la racine chaldéenne « Zan » signifie Soleil, nous dit l’auteur. Bulwer-Lytton introduit donc son roman en exposant son désir personnel de connaitre les Rose-Croix, et nous invite à considérer que son ouvrage est, en fait, la retranscription d’un véritable écrit de cette fraternité. Plutôt que d’enseigner par un froid documentaire descriptif, il compose un mythe dont les images et le message transcendent les époques. Si l’auteur a véritablement voulu informer le plus largement possible sur la nature d’une confrérie spirituelle comme celle de la Rose-Croix, il ne pouvait faire mieux qu’en habillant son message de la sorte. Avec ses personnages immortels, il met en scène notre propre nature spirituelle, l’Âme cheminant à travers le temps et les civilisations, cherchant dans la nuit du monde la lumière de l’Éternité.

Helena Blavatsky, fondatrice de la société théosophique, inspirée par la fraternité de la Rose-Croix pour son œuvre Isis dévoilée, reconnaissait dans Bulwer-Lytton « un très haut initié ». Elle le cite abondamment en déplorant qu’il n’avait sans doute pu révéler qu’une infime partie de ses connaissances.

Mais cela sera sans doute suffisant pour commencer la quête de l’immortalité… sur la plage…

 

Maxime BILLAUD

 

Zanoni, le maître rose-croix

Aux éditions :

Aryana, La table d’émeraude, Camion noir.

Présentation du livre Piété pour le Cosmos

Présentation du livre Piété pour le Cosmos

NOUVELLE RUBRIQUE :
Présentation de livres par la Communauté de la Rose et de l’Épée

Pour commencer cette nouvelle rubrique, nous aimerions présenter l’ouvrage Piété pour le Cosmos de Giovanni Monastra et Philippe Baillet, paru en 2017 chez Akribeia. Monastra est biologiste de formation et Baillet est connu, entre autre, pour ses traductions des œuvres de Julius Evola et comme l’auteur de nombreux ouvrages dont Le parti de la vie.

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